Comme je suis Ta Mère, je me dois de te donner quelques conseils afin que tu puisses survivre dans la jungle urbaine, ou, plus précisément, parisienne. (précision inutile car peut-on appeler sérieusement “ville” une agglomération de provinciaux !?)
N’oublions pas qu’un Parisien n’est Parisien que s’il emprunte quotidiennement les transports en commun (autrement dit le Métro bien évidemment) surchargés, pour des trajets d’une longueur moyenne de 45 minutes (pour moins de 3 km bien sûr). Aaaaaah, tout ceci est tellement Pittoresque !
Ajoutons enfin que le Véritable Parisien fait fi de tous ces désagréments car il a des tactiques pour se sortir des situations inconfortables, au nez et à la barbe des touristes et autres provinciaux barbares qui sont trop stupides pour se rendre compte qu’ils se font avoir !
Prenons l’exemple des trains bondés. Cette situation arrive fréquemment, en particulier sur la ligne 13 entre 6h et 21h, ainsi que sur le rer A, mais les vrais parisiens ne prennent JAMAIS le rer, bien évidemment ! N’oublions pas non plus les pannes électriques, malaises voyageurs (étouffés par les autres voyageurs), et autres erreurs d’aiguillages qui sont le lot de chaque voyageur un matin sur deux. Et enfin, souvenons-nous des grèves qui nous permettent de n’avoir qu’un train sur quatre assez régulièrement.
Dans ces situations, les trains sont aussi surchargés que ceux ayant pour destination les camps de travail à une certaine époque, les gens étant debout sur les sièges, afin que quelques personnes de plus puissent rentrer, c’est toujours ça de moins qui risque de tomber sur les rails.
Dans ce cas, une tactique tout à fait Parisienne consiste à essayer (quand on peut enfin atteindre le bord du quai, soit après le passage de deux ou trois trains) de se placer devant les portes ouvertes, quand les gens qui ont réussi à entrer se tassent les uns contre les autres, ceux étant le plus au bord retenant leur souffle en espérant réussir à ne pas se faire expulser avant que les portes ne se referment.
Une fois dans cette position, attendre le signal sonore de fermeture des portes. 
Compter jusqu’à 5, puis agripper par le manteau la personne la plus au milieu de l’ouverture des portes, celle qui ne pourra pas se retenir aux barres. Poser un pied sur le marche-pied, puis effectuer un gracieux mouvement des épaules afin de se retrouver dans le wagon, à la place de la personne que vous tenez, et elle à votre place. Normalement, si personne n’a tiré le signal d’alarme comme cela arrive souvent, les portes se referment et vous voilà parti pour un agréable voyage vers votre travail (suivi éventuellement une petite randonnée le long de l’autoroute).
Nul besoin d’être très costaud pour appliquer cette tactique, l’effet de surprise devrait faire l’affaire. En conclusion, si vous voulez que cette stratégie fonctionne au moment le plus opportun (par exemple quand vous aurez un avion à prendre), utilisez-la avec parcimonie, faute de quoi l’effet de surprise ne ferait plus effet.
C’est tout pour aujourd’hui ! À bientôt pour d’autres conseils de Parisienne !